Zéro pesticide à Saint-Nazaire ? Nous publions les chiffres.

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Nous considérons que, dans le débat public, les citoyens méritent d’accéder à une information leur permettant de construire leur opinion en toute responsabilité. Le débat sur les pesticides mérite mieux que certaines caricatures.

Il n’est pas juste de laisser croire qu’une ville comme Saint-Nazaire n’est pas concernée. Bien sûr, elle est moins exposée que d’autres communes. Seuls 22,87% de la surface de la ville correspond à des surfaces agricoles utiles et elle n’est pas, de loin, dans les territoires les plus consommateurs de notre département. Pour autant, certaines quantités (tableau-ci dessous) sont tout de même significatives.

La commune n’utilise plus de pesticides sur ses espaces publics : elle a été en avance à ce sujet, mais c’est désormais une obligation légale. Depuis le 1er janvier 2019, les particuliers ne peuvent plus acheter certaines substances.

Mais des usages professionnels, par des entreprises, des exploitations continuent. Des sociétés désherbent leurs parcelles. Même la SNCF utilise du glyphosate sur ses voies : c’est d’ailleurs l’entreprise qui en consomme le plus en France.

L’agriculture est également proche de notre ville. Des exploitations jouxtent parfois des équipements publics (lycée, hôpital…) ou des habitations, des écoles sont parfois à proximité… Bien sûr, et contrairement à ce que l’on a cherché à nous faire dire, il ne s’agit pas toujours d’exploitations ayant recours aux pesticides : de plus en plus d’exploitations de notre territoire passent à l’agriculture biologique et il faut s’en réjouir.

Nous ne mettons pas d’ailleurs pas en cause les agriculteurs. Mais nous voulons que la loi et les pratiques changent.

Et nous soutenons la démarche des maires qui ont pris en ce sens un arrêté anti-pesticides, comme à Nantes, Saint-Malo de Guersac, Le Pellerin, La Chapelle sur Erdre et bien d’autres communes. Nous voulons également que la réflexion progresse sur les alternatives et le soutien public aux conversions et à l’accompagnement.

Il faut pour cela une prise de conscience et une volonté politique forte, qui doit s’inscrire dans une démarche plus globale pour la qualité de l’air et la santé à Saint-Nazaire, contre les pollutions.

C’est pourquoi nous avons décidé de publier les données correspondant aux substances contenues dans les pesticides achetés par des personnes ou organismes basés à Saint-Nazaire en 2017. Elles sont issues des bases de l’Agence Française de la biodiversité (tableau BNVD achats substances Pays de la Loire 2017), autorité de référence en la matière, ce sont les dernières données disponibles.

Toutes les substances présentes dans des produits soumis à l’obligation de déclaration de vente ne présentent évidemment pas le même caractère de dangerosité.

Certaines sont inoffensives, certaines sont largement utilisées en agriculture biologique, d’autres sont reconnues comme dangereuses et cancérogènes, quelques-unes ont même été retirées du marché depuis. Les plus nocives sont regroupées dans la catégorie T, T+, CMR.

  • N minéral : substance minérale dangereuse pour l’environnement
  • N Organique : substance organique dangereuse pour l’environnement
  • T, T+, CMR : substance toxique, très toxique, cancérogène, mutagène, toxique pour la reproduction
  • Autre : autre substance

 Les substances sont triés par quantité présente dans les produits achetées par des structures basées à Saint-Nazaire Vous pouvez consulter les fiches toxicologiques de la plupart des substances en ligne sur https://echa.europa.eu/fr/home en utilisant le numéro « CAS » présent sur chaque ligne. Le code AMM permet d’identifier le produit dans lequel la substance est présente. Certains produits regroupent plusieurs substances et certaines substances sont présentes dans plusieurs produits.

Ces données sont issues des déclarations des distributeurs agréés de produits phytosanitaires, telles que stockées dans la BNVD. Elles peuvent donc être entachées de biais. Elles sont agrégées au code postal de l’acheteur. Le volume indiqué est le volume acheté dans une zone postale. La date et le lieu réels de son usage ne sont pas connus. Les dispositions concernent les produits phytosanitaires, encore appelés produits phytopharmaceutiques, et les semences traitées au moyen des produits (cf. l’article L 253-1 du code rural). Ces produits servent à détruire des végétaux indésirables (herbicides), à protéger des plantes (fongicides, insecticides), à agir sur leurs processus vitaux sans être des substances nutritives (régulateurs de croissance) et à conserver les récoltes. Pour pouvoir être vendus et utilisés en France, ces produits doivent faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché (AMM), permanente ou temporaire. Un produit phytosanitaire peut contenir des substances dangereuses. Les substances soumises à la redevance pour pollutions diffuses appartiennent aux catégories classées toxiques, très toxiques, cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques et dangereuses pour l’environnement.


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