Transports : ce que vous nous avez dit

Vous étiez plus de 70 personnes pour le premier débat « des idées pour nous rassembler, mercredi 9 octobre. Voici la présentation qui a servi de support aux débats :

Ce qui s’est dit

Un changement culturel nécessaire
Fondamentalement, vous avez souligné à quel point notre ville reste marquée par une culture de la voiture.

La voiture est au cœur de beaucoup de nos habitudes, mais pour des raisons écologiques, de santé publique, de qualité de vie, le “tout-auto” n’est pas durable et va devenir inassumable, y compris financièrement pour beaucoup de familles dans les années à venir.

C’est une grande mutation qu’il va s’agir d’engager, pour faire profondément évoluer notre façon de bouger.

Une offre insatisfaisante et un réseau à repenser

Notre réseau de transport public a progressé mais reste insuffisant, dans ses capacités, dans son organisation, dans ses dessertes, dans son amplitude. De très nombreux problèmes, de différentes natures ont été évoqués :

  • Le nombres de lignes
  • Les fréquences de passages
  • Les horaires et les correspondances au sein du réseau comme avec les réseaux extérieurs (TER/TGV)
  • La saturation aux heures d’affluence
  • L’information sur l’offre de transport
  • La desserte des zones périphériques (Brais, l’Immaculée…)

Plusieurs points « critiques » listés sur cette carte ont été cités.


C’est la première priorité : construire un réseau capable d’offrir une alternative réelle à la voiture et des solutions efficaces à un tiers des foyers nazairiens qui n’en ont pas.

Plus de 13 000 foyers sans voiture à Saint-Nazaire : notre ville n’est aujourd’hui pas assez faite pour eux. La réponse n’est pas que dans une nouvelle ligne, sans doute nécessaire, mais dans une vaste réorganisation des dessertes, des parkings relais, des solutions plus souples…

Elle devra se faire dans une véritable démarche participative, impliquant les citoyens concernés : il faudra construire une étude approfondie, pour construire un réseau plus adapté aux besoins, et engager une démarche d’information et d’incitation massives pour changer les habitudes des Nazairien·nes.

Nous devons également travailler avec les autres collectivités pour obtenir des résultats concrets sur des dessertes qui ne dépendent pas de la ville ni de l’agglo, mais qui sont déterminantes pour nos vies : liaison à Nantes, à Rennes, à la Presqu’île…

Mobilités douces et partage, la ville à redessiner
Nous avons du retard sur beaucoup de villes dans la place faite aux mobilités douces, au vélo, aux pratiques de partage.

Là encore c’est une révolution culturelle à engager, une partie de la voirie à repenser et des modes de déplacements qui doivent pleinement s’articuler avec les réseaux de transport publics. Plus encore, il s’agit de construire une ville où les usages et les quartiers permettent davantage une vie de proximité, avec une mixité d’activités dans les mêmes zones et où l’on puisse déambuler d’une occupation à l’autre sans avoir même besoin de sa voiture.

Vers la gratuité

Une évolution vers la gratuité peut être mise en place de façon progressive (en commençant par des publics, par des périodes) et une fois que les investissements indispensables dans le réseau auront été faits. Il est souligné que Saint-Nazaire a déjà recours (de façon très limitée) à de la gratuité, comme sur la ligne Zénibus ou par des formes événementielles avant les fêtes de fin d’années.

Il apparait nécessaire d’avoir une réponse transparente et solide sur l’aspect du financement : le coût existe, comme pour les autres modes de transport, donc il faut assurer un financement durable avec les choix politique que cela suppose.

Sur l’exemple d’autres territoires, des pistes ont été évoquées :
– les économies liées à l’abandon de la billetterie et du contrôle des billets
– la contribution transport des entreprises, qui n’atteint pas les 2% à Saint-Nazaire
– des choix politiques dans les dépenses publiques du territoire.

C’est un chemin de justice : aujourd’hui, les coûts de la voirie utilisée par ceux qui ont les moyens d’avoir une voiture sont payés par tous. Le coût payé par l’usager aujourd’hui ne représente que 15% du coût réel du billet de bus mais il peut-être un obstacle.

Plusieurs interventions ont rappelé la dimension sociale de la gratuité. Se déplacer est un droit, et les tarifications sociales existantes ne suffisent pas à lever certains freins et une certaine complexité des tarifs sociaux actuels : cela a d’ailleurs entraîné un débat, sur l’état d’information et de connaissance réels de ces dispositifs, des démarches pour en bénéficier.

Le succès de la gratuité dans certaines villes le montre bien : à Dunkerque la fréquentation des bus a augmenté de 70% en semaine, et de 140% le weekend. Cela peut donc s’inscrire dans une dynamique vertueuse : moins de voitures et moins de pollution d’un côté, mais aussi moins de frais de transports pour les ménages.

Qu’en pensez-vous ?

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